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Présenté au Conseil d'Orientation en 1994 après la publication
d'une étude exploratoire, le thème a été élu par le Comité de la
Culture la même année.
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Il s'agissait de mettre en valeur les notions d'échanges culturels
et de tolérance, mais ce thème est toujours en phase préparatoire
malgré une tentative de voyage culturel sur "Le nouvel humanisme"
entre Strasbourg, Prague et Budapest en 1995.
importance européenne du thème
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Sceau d'Erasme
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Il est clair que l'Humanisme constitue un apport essentiel à l'histoire
de la pensée européenne. Comme l'écrit Georges Duby : "Le retour aux
lettres gréco-latines s'annonce, en Italie, avec Pétrarque au XIVème siècle.
Mais c'est du Concile de Florence (1439) que date son essor et la
quasi déification de Platon. Les penseurs se sentent alors renaître
et se crurent plus proches de l'homme, "humaniores" ; on appela les
humanistes à la fois les érudits et ceux qu'exaltent ces valeurs proprement humaines."
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Tandis que les auteurs du rapport exploratoire ajoutent : "L'Occident s'enracine dans la culture européenne issue du siècle des Lumières qui a produit nos systèmes juridiques, politiques et moraux sur lesquels sont fondées nos institutions démocratiques. La spécificité de cette culture repose sur une philosophie de l'Homme et une conception de l'Humanité : cet ensemble est appelé Humanisme et a donné à l'Europe son identité moderne." (Annick Benoit et Guy Fontaine)
ampleur géographique et historique
"Bien après l'effervescence du Quattrocento et du XVIème siècle,
l'Humanisme joue un rôle considérable dans la pensée européenne :
ses liens avec la notion d'utopie, de progrès, avec l'histoire invitent
à voir dans la pensée philosophique du XVIIIème siècle, dans la pensée
sociale du XIXème siècle un aspect de l'Humanisme. Dans son ouvrage
La Raison dans l'Histoire, Hegel assigne à la Raison le rôle de penser
l'Histoire, de l'édifier avec foi dans le progrès indéfini de l'homme,
sujet actif de sa propre histoire.
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Celui-ci doit concilier ce qu'il y a d'immuable, d'universel, d'éternel
en lui avec les lois de l'univers, appelé à progresser et à évoluer.
En quoi les démocraties libérales occidentales s'inscrivent-elles sur le
vecteur du progrès défini à ce moment de l'Europe ?" (Annick Benoit et Guy Fontaine)
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médiathèque
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