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A partir de la proposition de partenaires alsaciens réunis autour du
Parc Régional des Vosges du Nord et de la municipalité de Bouxwiller
qui avaient débuté une action sur les rites de Noël en Alsace, une
proposition d'itinéraire européen a été explorée avec des partenaires
français, grecs, belges et roumains.
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Le comité de la culture a élu ce thème en 1997 comme un exemple
d'itinéraire qui permettait d'intéresser un ensemble de
collectivités locales.
buts et objectifs
Ce thème permet un travail de redécouverte des traditions populaires
liées au passage des saisons. Il permet également de mettre en réseau
des actions qui concernent l'histoire des rites et des fêtes reliant
les mythes païens, les religions anciennes et les religions monothéistes,
au travers de la valorisation des identités régionales enrichies de leurs
diversités. La création contemporaine, et en particulier celle des
compagnies théâtrales tournées vers le théâtre de rue, les marionnettes,
les fêtes populaires, est également concernée. Il vise également
à trouver les moyens modernes et les techniques d'enregistrement des
fêtes et rites populaires en Europe.
l'enfant noël
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Ce thème des Fêtes d'Hiver "L'enfant Noël" conduit par la Compagnie
du "Marché aux Grains" de Bouxwiller, partenaire de l'Institut, se
situe dans le cadre de la création d'un itinéraire des fêtes calendaires
au Pays de Hanau et de l'Outre Forêt avec le Parc Naturel Régional des
Vosges du Nord en France. Extrêmement riche, il propose à travers tous
les pays d'Europe des coutumes toutes reliées par un même fil directeur.
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Cristkindell, Bouxwiller France. Cliché Théâtre du Marché aux Grains
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La tradition choisie est celle du Hans Trapp et du Christkindell qui trace
le rituel de l'annonce, de la visite et de l'échange, un rituel du cortège
portant la lumière, célébrant la couronne de l'avent et passant par des
portes qui marquent l'espace d'une ville. L'événement qui implique
fortement les milieux scolaires est accompagné d'expositions. Les autres
pays concernés par le projet et invités à Bouxwiller sont : la Norvège
avec ses chants de Noël et la fête de la lumière (Sainte Lucie), la
Roumanie avec les chants et les défilés masqués du carême orthodoxe,
ainsi que la Grèce avec ses coutumes de fêtes maritimes et de
bénédiction des eaux.
Procession dansante d'Echternach Grand-Duché de Luxembourg.
Cliché MTP.
les grandes marches
La Grande Région est particulièrement riche en fêtes de villages :
carnavals, fêtes calendaires et votives, comme la procession dansante
d'Echternach au Grand-Duché de Luxembourg. Un colloque a eu lieu à
Namur en septembre 1998 sur le thème "Fêtes et rites populaires en
Province de Namur" avec la participation de l'Institut. Cette réunion
qui a permis de faire le point sur le travail ethnographique réalisé
sur les carnavals, les grands feux et les marches, était liée à la
Fête de la Saint-Feuillen qui se déroule à Fosses-la-Ville tous les
sept ans. Durant une journée, cette fête votive qui célèbre ce moine
irlandais, comprend une procession destinée à conjurer les calamités
et dont la première a eu lieu en 1086.
Elle s'accompagne depuis 1566
d'une marche militaire. A cette date en effet, les "gens d'armes"
fossois participèrent à la cérémonie. En 1635, après une longue
épidémie de peste, le Doyen Crepin, les chanoines et les magistrats
de la ville émirent un voeu appelé "Le Grand Voeu" exprimant la décision
de fixer à sept ans l'intervalle entre deux marches de la "Saint-Feuillen".
Aujourd'hui encore l'essentiel d'une marche est une escorte militaire de
plus de deux mille hommes à pieds ou à cheval qui parcourent une douzaine
de kilomètres en costumes pseudo napoléoniens, avec formations de bataillons
carrés et qui se livrent à des charges, tirent des salves et accompagnent
leur parcours du cassage du "verre à goutte" (péket).
le temps et les jours
Durant l'année 2001 l'Institut a réalisé dans le cadre de la Campagne
"L'Europe, un patrimoine commun" une exposition intitulée :
"Le Temps et les Jours". Elle a été coproduite par le Ministère
grec de la Culture et le musée Benaki, le Département du Bas-Rhin
et le Ministère de la Culture du Grand-Duché de Luxembourg.
Les objets authentiques provenaient du Musée Benaki, des Musées
du département de Pest et d'une collection privée de Hongrie, ainsi
que de musées et de collections privées du Parc des Vosges du Nord.
Les objets de collection étaient complétés par des reconstitutions
contemporaines de masques, costumes de déguisements, arbres décorés
et autres objets rituels.
Le but de cette exposition était de présenter dans différents pays
d'Europe les cycles annuels des fêtes et des rites et les objets
qui y sont utilisés, ainsi que le cycle de la vie et les rites de
passage qui sont liés aux étapes importantes de la vie humaine
(naissance, baptême, mariage, mort...). Elle était structurée suivant
trois espaces de forme circulaire qui correspondent à autant d'axes
thématiques : le cycle de la terre, le cycle de la vie et le cycle
annuel. Mais dans l'espace silencieux, à la fois sombre et lumineux
de l'exposition c'est par la clef d'entrée du temps que la commissaire
de l'exposition, Anne-Marie Simon souhaitait faire pénétrer le spectateur.
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Cette exposition qui associait trois pays et une région, se voulait
représentative des territoires de l'Europe. Elle devrait être remontée
dans les prochaines années, avec d'autres pays et d'autres régions
intéressés.
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