Nous avons été amené à redécouvrir Barcelone par deux fois en 2003 en raison de notre participation à un rapport demandé par la Commission Européenne.
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institut européen des itinéraires culturels |
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| Michel Thomas-Penette |
| 19 mars 2008 |
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| SUR LES TRACES DE LA COOPERATION EUROPEENNE |
Nous avons été amené à redécouvrir Barcelone par deux fois l'an passé en raison de notre participation à un rapport demandé par la Commission Européenne (D.G. X Culture, Education et audiovisuel) sur les politiques bi et multilatérales menées par 31 pays éligibles au titre des aides européennes dans ce secteur. La coordination générale de ce rapport a été confiée à deux structures : Interarts de Barcelone, dirigé par le regretté Eduardo Delgado et l'EFAH, dirigé par Dragan Klaic.
La D.G. X de la Commission Européenne cherchait en effet à mieux comprendre l'importance et les bases de cette coopération afin de préparer une recommandation et un programme d'encouragement qui n'empiète pas sur l'indépendance des pays membres, autrement dit qui respecte les règles de subsidiarité. L'Institut a été chargé de la partie - non négligeable, surtout si l'on songe aux budgets qui lui sont consacrés - qui concerne le patrimoine culturel. Mais une réunion même intense permet des échappées dans une ville, d'autant plus si une partie essentielle de sa vie est nocturne. Nous avons donc pensé que dans la découverte de l'Europe nous pouvions commencer par une ville que beaucoup pensent connaître, mais en insistant sur son évolution depuis une trentaine d'années.
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Maria Teresa Codina
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La première fois où je me suis rendu à Barcelone, c'était pour interviewer une artiste du monde du textile, proche de Tapiès : Maria-Teresa Codina,ceci pour la revue Textile / Art.
C'était en 1978, peu de temps après son exposition à la Fondation Miró. C'était même très précisément au moment de la Saint-Jean. Les avenues qui amenaient les voitures vers le centre ville étaient condamnées et s'étaient enflammées - au sens propre - toute la nuit.
La banlieue Nord de Barcelone - pour être très exact San Cugat del Valles - où habitait cette artiste dont il faudrait redécouvrir aujourd'hui les oeuvres tout à la fois brutes et sensibles, constituait un îlot de calme où les villas abritées par leur fenêtres fermées, tentaient d'échapper à la poussière de l'été.
Elle m'a fait découvrir tout à la fois son travail, la magnifique église romane de San Cugat, l'étrange église de la colonia Güell de Gaudi et le musée textile de Terrassa avec lequel j'aurais à travailler quelques années plus tard.
Entre les sacs de sable dont Gaudi se servait pour établir, à l'envers, le dessin spatial de ses voûtes, les broderies de Girona, l'art pré-roman et la corde du puits qui trônait dans son jardin, elle avait su établir des correspondances textiles qui constituaient son monde.
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Eglise de la colonia Guëll
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Cloître de San Cugat
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Entre la capitale et cette périphérie patrimoniale, une banlieue bouleversée était en train de naître dans un dédale de déviations et de chantiers, de culs de sac et de terrains vagues.
Une grande capitale européenne commençait de naître, tandis qu'à Madrid, les derniers tenants du franquisme tentaient encore quelques poussées anti-démocratiques jusque dans l'enceinte des Cortès.
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La Pedrera
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La Pedrera
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J'y suis revenu presque six ans plus tard, pour convaincre la même artiste de préparer une oeuvre pour une exposition au Musée des Arts Décoratifs de Paris intitulée "Fibres Art". Ce qu'elle a fait, apportant dans la noble enceinte du Louvre de grands cordages et des sacs bruts dont l'élancement atteignait la verrière de la grande nef récemment restaurée.
On approchait de Noël. Les marchands de santons s'adossaient en nombre à la cathédrale. J'ai été frappé à l'époque par la grande coulée humaine de la Rambla qui montrait clairement qu'une nouvelle génération avait émergé, la génération prédominante des vingt - trente ans, celle qui en France avait déjà commencé de prendre des responsabilités politiques en se fondant dans la montée socialiste. Les rues de Barcelone riaient et vivaient en permanence vingt ans après le mai parisien, et cette génération porterait aussi très vite au pouvoir un nouveau Parti Socialiste espagnol.
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Sur la Rambla
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Sur la Rambla
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Puis j'y suis revenu régulièrement, poussé par l'organisation des routes de la soie en Espagne, en collaboration avec la Directrice du Musée Textile de Terrassa, Eulalia Morral y Romeu. Un musée situé au coeur de la zone industrielle Terrasa Sabadell et qui vient de rouvrir ses espaces depuis peu (voir article).
En 1989, un colloque itinérant, de Barcelone à Grenade, puis en 1994, un colloque de clôture, bilan de la soie du Moyen-Âge à aujourd'hui dans toute la péninsule ibérique, à l'Université Melendez y Palayo de Valencia. En 1996 une émission pour France Culture sur les routes de la soie dans la péninsule ibérique. Des parcours à nouveau de la banlieue textile de Barcelone jusqu'aux fondements de Al-Andalus, du modernisme aux tissus hispano-mauresques.
Il y a encore eu d'autres occasions, toujours liées au tourisme culturel (salon du tourisme de Catalogne en 1998) et au patrimoine industriel grâce à l'admirable musée ouvert à Terrassa dans une ancienne usine textile de style moderniste.
Au cours de toutes ces traversées, l'aéroport s'est agrandi, Foster a construit la tour des télécommunications, le port a été aménagé en espace post-moderne et j'ai pu constater que Barcelone avait définitivement passé le cap d'une grande métropole pour devenir une mégapole, avec ses vas et viens de banlieusards dans un espace sillonné d'autoroutes où derniers terrains vierges ont été aménagés pour accueillir les compétitions décentralisées des Jeux Olympiques.
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Du côté du MacBa
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Du côté du MacBa
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Aujourd'hui, un autre rendez-vous se tient. 2004 Barcelone se veut une capitale culturelle, mondiale cette fois.
Et aujourd'hui - en effet. La génération qui peuplait les rues en 1984 est aux commandes et la génération précédente tente de garder intacte les habitudes de promenade au calme, de conversations par petits groupes et de cheminement vers la messe, au milieu des flots de touristes guidés par les restes de l'année Gaudi. Le fossé s'est creusé entre une vieillesse en mantille, adepte des places ombragées, un âge adulte qui fréquente Habitat et la Fnac à l'heure du déjeuner ou lors des samedis de courses, en suivant les tendances "nature" de l'année et les jeunes qui imposent le skate devant les verrières du musée d'art moderne.
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Barcelone en un mot veut regarder non seulement l'Europe, mais le monde en face en cherchant dans certains clichés une identité qui risque de se dissoudre. C'est sans doute la raison pour laquelle la Sagrada Familia continue de tracer, année après année une continuité venue du début du dernier siècle, tandis que l'année du design et les congrès réguliers sur le paysage, cherchent de leur côté à imposer de nouvelles lignes en mondialisant les espaces. Mais le signe le plus tangible de cette incertitude, ou mieux de ce mélange temporel est visible du côté des musées qui proposent une série d'expositions tournées vers l'analyse du passé.
Nous en donnons quelques-unes en lien de cet article dont il restera au moins les catalogues, si vous ne pouvez pas les visiter.
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| QUELQUES RENSEIGNEMENTS PRATIQUES |
La ville a aménagé l'offre commerciale et a créé le Shopping Line, un extraordinaire axe commercial de 5 km. linéaires, qui permet de visiter les meilleurs commerces de la ville, intégrés dans le tissu urbain, tout en se promenant dans des zones à grand intérêt touristique.
Le Shopping Line a également permis de relier pour les piétons les différents quartiers commerciaux que la ville a créés pendant son histoire: le Port Vell, la Rambla, le centre historique, le Quartier Gothique, la Pl. de Catalunya, l'Eixample (Rbla. de Catalunya et Pg. de Gràcia), l'axe de la Av. Diagonal et ce que nous appelons le nouveau centre d'affaires et commercial de la Av. Diagonal.
Pour votre visite de Barcelone et pour la découverte des commerces du Shopping Line, nous vous recommandons le Barcelone Guide d'Achats, une sélection exhaustive des meilleures boutiques et magasins distribués le long du Shopping Line. Ce guide est vendu dans les meilleures librairies et dans les boutiques BCN Original.
Barcelone met également à la disposition des visiteurs la ligne spéciale de bus appelée Tombbus que vous allez repérer grâce au logo "Barcelone ville d'achats". Cette ligne parcourt le Shopping Line depuis la Pl. de Catalunya jusqu'au El Corte Inglés de l'Av. Diagonal et retour.
"Turisme de Barcelone vous propose les cartes Barcelona Card et BCN Original avec les meilleurs choix pour vos achats".
Site web en lien.
D'autres sites sont également donnés à titre indicatif, dont le site Gaudi 2002 qui prolonge l'anniversaire.
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Bureaux de Turisme de Barcelona
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Le Liceu, des opéras à ne pas manquer dans un lieu qui a réouvert après l'incendie qui l'avait complètement détruit.
Pour les programmes de la prochaine saison, consultez le site web en lien.
Gran Teatre del Liceu, La Rambla 51-59 Tel. : 00 34 93 485 9900.
Une adresse pour les gourmands :
Cacao Sampaka Consell de Cent, 292 - 08007 Barcelona. Tel. : 00 34 93 272 08 33. Fax. : 00 34 93 487 26 23.
Web : http://www.cacaosampaka.com
E-mail : info@cacaosampaka.com
Ne ratez pas l'année du Livre et de la Lecture 2005
Voir le lien.
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