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 Mémoires croisées au quartier "Italie"
Inauguration d'un itinéraire-mémoire dans le quartier "Italie" (Dudelange, Luxembourg). Laissez-vous porter par la mémoire de ces habitants aux origines variées et qui ont façonné ce quartier : architecture, art de vivre...

institut européen des itinéraires culturels
Zeina HABET (volontaire européenne 2007-2008)
31 janvier 2007
Un patrimoine social à préserver

L’idée de cet article est d’attirer votre attention sur le quartier « Italie » érigé au rang de patrimoine social. A travers l’histoire de ce quartier -, coincé entre les mines et l'usine -, on peut se faire une idée plus précise des conditions de vie des ouvriers immigrés de l'aciérie de Dudelange, mais aussi de leur adaptation à ce nouvel environnement social et géographique.

Nous sommes à la fin du dix-neuvième siècle, les ouvriers et mineurs qui travaillent à l’Aciérie -, une grande majorité d’Italiens -, vont donner naissance à ce quartier qui prendra peu à peu l'aspect d'un véritable village où l'on parle italien.

Sans aucune planification urbaine, une enfilade de maisons, de jardins ouvriers vont surgir à flanc de colline et s'ordonner autour de deux rues : « l'Italie Haute » (l'actuelle rue des Minières) et « l'Italie basse » (l'actuelle rue de la Gare-Usines). Des couloirs et des escaliers relient la partie basse et la partie haute du quartier. Des cours intérieures peuvent également surprendre le visiteur au détour de ruelles sombres.

Nous vous proposons de découvrir tout au long de ce parcours quelques curiosités qui rappellent que ce quartier s'apparente au style architectural des villages de montagnes en Italie adaptés au climat tout en favorisant la vie au grand air.



Gare Dudelange-Usines




Un mot tout d’abord sur le point de départ de cette balade : le Centre de documentation sur les migrations humaines.

A l’origine de l’ouverture de ce Centre -, aménagé au sein de la Gare Dudelange-Usines -, une volonté de valoriser ce qui a favorisé l’essor économique, sociale et culturel du Grand-Duché. Ce centre s'attache à étudier l'histoire des phénomènes migratoires, à faire évoluer la recherche sur ce sujet et le regard que l'on porte sur l'immigration à travers des publications et des expositions.

Ce centre de documentation a aussi pour vocation d'enregistrer les changements qui se produisent sur le terrain (aménagement urbain, démographie etc.) et notamment dans le quartier « Italie ». En effet, aujourd’hui, une autre histoire se dessine avec l'arrivée de nouveaux habitants : Espagnols, Cap-Verdiens, Français, Anglais, familles d'ex-Yougoslavie, mais surtout Portugais et qui vont marquer à leur tour le quartier de leurs empreintes. Comme marque la plus visible : les façades des maisons se colorent et s’illuminent.

Nous vous proposons aussi à travers ce parcours, de croiser les mémoires de ces différents habitants : une tradition de cafés, d’auberge et de dancing qui perdurent…

Les cafés à l'époque italienne


Dans les années vingt on dénombre une trentaine de cafés répartis sur deux ruelles. Ils fournissaient logements et repas à une population avant tout masculine et célibataire. Ils animaient aussi la vie sociale des immigrés qui vivaient et travaillaient au même endroit, dans des logements sombres et insalubres. On se souvient, encore aujourd’hui, des pianos et des chansons fredonnées jusque tard dans la nuit, des bals, des parties de cartes ou de boules.

Après la Seconde Guerre les cafetiers ont recruté des jeunes filles -, originaires de la proche Lorraine -, pour attirer la clientèle. Outre les nouveaux immigrés italiens, on commençait à venir de partout au quartier « Italien » : pour son ambiance, ses filles et son lot de bagarres… Les cafetiers n'auront bientôt plus le droit d'embaucher des filles, ce qui va entamer la spécificité du quartier italien.



Café Dikes (1883)


Ecole Italie


En 1952 des bâtiments scolaires sont édifiés et ils accueillent depuis, tous les enfants du quartier.

Les anciens se souviennent d'ailleurs avec beaucoup d'émotion des parties de football qui rassemblaient tous les jeunes, ainsi que du dévouement de leurs enseignants.

Cette école, qui est bien plus qu’une institution pédagogique, anime également la vie du quartier (aire de jeu, bureau de vote pour les élections, salle de fêtes etc.).

Les cafés d'hier et la vie d'aujourd'hui

Si l'on site le café ZIGLIANA pour mémoire -, outre le fait qu'il soit réputé pour ses pâtes à la bolognaise (pasta ascuita) -, c'est parce qu'il fait partie de ces cafés qui étaient également le siège d'associations. La Société italienne de secours mutuel de Dudelange a élu domicile dans ce café, dans les années vingt. Elle accordait notamment son aide aux familles victimes d'un accident de mines.



Depuis 1998 c'est le foyer de jour Diddelfamill qui occupe les anciens locaux de ce café. Ce foyer de jour, répond à une problématique de réhabilitation et d'aménagement régional. Il a vue le jour grâce à un projet URBAN financé par la commission européenne en perspective d'une revitalisation économique et sociale d'un quartier urbain en crise, en collaboration avec les habitants.

Une tradition de dancings qui perdure...


La discothèque brasserie club S. s'inscrit dans la continuité des dancings de la rue Gare-Usines. C’est ici que l’on trouvait les plus grandes salles, propres aux bals.

On prendra pour exemple l’ancien café dancing : SCHNEIDER – BELTRAME. On apprend que son propriétaire faisait venir des « taxi-girls » : elles se faisaient payer pour danser. On raconte qu’elles dansaient avec des mouchoirs entre les mains pour ne pas toucher leur partenaire masculin.





Ce parcours vous propose aussi de découvrir d’autres lieux-mémoires et ce qu’ils sont devenus aujourd’hui… un parcours dans le temps en somme.



Informations pratiques :

Vous trouverez des dépliants de cet itinéraire :
- A l’office national du tourisme : Gare Luxembourg-ville
- A l’office du tourisme de la ville du Luxembourg : 30 place Guillaume II
- Au syndicat d’initiative de la ville de Dudelange (+352) 51 09 17
- Au Centre de Documentation des Migrations Humaines (Gare Dudelange-Usines). Horaires d’ouvertures de bureau : du Lundi au Vendredi de 11-18h. Horaires d’ouvertures lors d’expositions : Jeudi-dimanche : 15h-18h. Tel : (+352) 516 985-1
- Dans les cafés du quartier « Italie » : Café Bienvenue (67 rue Gare-Usines) et le Café Inès (18 rue des minières).

Des visites gratuites vous sont proposées (pour le moment en français) :
- Dimanche 18 novembre + visite de l’exposition Lusitanie en Italie
- Dimanche 16 décembre + visite de l’exposition Lusitanie en Italie
- De mars à mai 2008 : tous les derniers dimanche de chaque mois.

Lieu et heure de rendez-vous : Centre de documentation des migrations humaines, à 15h. La réservation pour ses visites est obligatoire :
- par mail : zeina.habet@culture-routes.lu
- par téléphone : (+352) 516 985-1
 
 
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